une histoire ... LE PONT LAURENT

Le Pont qui enjambe le canal de l'Escaut et relie la ville haute et la ville basse, s'appelle "le Pont Laurent", du nom de l'Ingénieur Pierre-Joseph Laurent.

Il a subi les dommages des guerres, et pris donc des "visages" différents depuis plus d'un siècle

Voici quelques photos ...

LES PONTS et PORTES  DE BOUCHAIN

(avant le démembrement de 1893)

Venant de Douai, un pont en maçonnerie franchit le plat-fossé, après la traversée du Glacis et du Chemin Couvert. Le premier pont-levis est ainsi atteint. Il permet l'accès à la Porte de Campagne et à la place d'armes du Ravelin de Douai

On pénètre ensuite dans le Magasin aux palissades par la Porte d'Ostrevant. Un grand pont à arches et un second pont-levis conduit à la Porte Haute qui prendra  le nom de Porte de Douai après le 18ème siècle.

Nous sommes alors au coeur de l'enceinte fortifiée de la ville haute.

Encore quelques dizaines de mètres sur la Rue Chaussée, et nous atteignons la Porte Basse (ou porte d'entre deux ville), puis le troisième pont-levis et les écluses d'un magnifique pont à arches qui traverse la Sensey (époque de Vauban)

Nous pouvons ainsi admirer le superbe jardin d'agrément qui a remplacé La Place d'Armes de l'Ouvrage à Cornes (environ à l'emplacement de la médiathèque) ; un passage aménagé au travers du talus du chemin couvert, des banquettes de tir et des parapets de cet ouvrage amène à un quatrième pont-levis, le pont Simone Bouteille (sous la Médiathèque actuelle), toujours accompagné de son Pont à Arches.

Nous sommes au centre de la ville basse. Empruntons la rue Route (ou rue nationale ou grand-rue, actuelle rue Henri Bocquet) puis le Pont des Religieuses qui coupe la Rue de Venise (disparue aujourd'hui). La Grand-Rue se prolonge pour nous faire admirer le Pavillon Saint-Louis.

A l'extrémité de cette grand-rue, se trouvent à gauche le Tordoir (moulin à huile), à droite le Moulin Risbourg (qui a brulé durant la guerre), et la Porte d'Anteville (appelée aussi porte Roland dès 1650 puis porte de Cambrai en 1722 et porte de Paris en 1828 à avec son pont-levis et son pont à arches.

Toujours dans la même direction se trouve le Pont à Roulettes (ainsi nommé à cause de son tablier escamotable monté sur roulement)

Cet ouvrage est installé dans l'axe de la Porte d'Eau qui franchit la rivière du Vieil Escaut. A quelques centaines de mètres du pont à roulettes, c'était la Porte de Landrecies avec son pont-levis et son pont à arches.

A l'est du pont à roulettes, c'était le Pont Bleu en bois. Il franchissait un fossé et permettait l'accès de la place d'armes à un ouvrage extérieur en demi-lune.

A l'extrémité de l'Esplanade, parallèle au pignon de la Caserne (extrémité de la place actuellement, à droite de la poste), c'était le Pont du Petit-Bois avec son pont levis, qui permettait le franchissement d'un bras du vieil escaut qui longeait la façade est de la caserne (rue derrière la Poste)

 

Avant le creusement des étangs du Petit et du Grand Large (début 19ème) existait le Pont des Marais, dans l'axe de la Rue des Marais (actuellement rue Dronsart), lui aussi franchissait un des nombreux bras du Vieil Escaut. Cet ouvrage a été remplacé par le Pont des Vaches situé dans l'axe du chemin menant au Fort Noir.

 

NB : au 19ème siècle, 19 ruisseaux se jetaient dans l'Escaut, canalisé depuis 1780. 

En 1830 on comptait 12 pont-levis dont 9 pour traverser la ville du nord au sud.

 

 

Sur la maquette qui avait été réalisée et exposée aux Invalides de Paris, puis revenue à Lille, on peut apercevoir certains de ces Ponts et Portes d'avant le démembrement des fortifications de la ville.

 

Ville haute
Ville haute
Ville Basse
Ville Basse

PONT SIMONE BOUTEILLE

Quelques photos originelles du pont sous la médiathèque ,  vestiges retrouvés lors de l'étude pour la construction du batiment.

Merci Clotilde !

pont de bois le long de l'Escaut
pont de bois le long de l'Escaut
porte Roland
porte Roland
pont de la Sensée
pont de la Sensée