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Les Risbourg

Peut-être avez-vous déjà entendu parler des Risbourg de Bouchain, qui possèdaient certains moulins, mais aussi un chateau qui a brulé au début de la guerre, et également une grand maison familiale qui tient lieu de nos jours d’hôtel de ville (rue Bocquet).

Les trois fils du Patriarche Paul Philippe Etienne RISBOURG (1842-1921) étaient mariés à de riches héritières belges. Aucun n’a eu de descendance. Tous les trois avaient une allure de Vieillard.

PAUL (1868-1942) habitait le chateau de sa femme à Lewarde, il fut minotier.

ERNEST (1870-1945) était bossu et habitait dans la Grand’Rue. C’était le plus doué. Il géra la meunerie familiale.

JEAN  (1876-1948 )  était notaire et son étude se situait à proximité du Tordoir. il fut notaire.

Ernest donc  gérait le moulin.

Paul ne se déplaçait qu’en voiture personnelle. Il était beaucoup moins assidu au travail que son frère.

Jean était plutôt dépourvu d’imagination et de haute qualité. On le disait absolument nul. Il adorait se promener avec son chien dans le vaste parc de sa résidence, l’air absent. Son fidèle animal ressemblait à un étrange  lion mais, docile, il adoptait l’allure de son maître. « Madame JEAN », l’épouse de ce curieux personnage, était du genre fréquentable et les rapports de voisinage semblaient toujours convenables. Le couple émigra à Lourdes en 1935 où JEAN avait trouvé une occupation  bénévole dans les œuvres  de la Basilique pendant les pèlerinages

Après la deuxième Guerre Mondiale la demeure du ménage d’ERNEST  est devenue l’HÔTEL de VILLE de BOUCHAIN et les dépendances, les locaux municipaux. L’ancien potager, le parc, l’orangerie et les écuries sont devenus le JARDIN PUBLIC de la COMMUNE. Les splendides écuries, très endommagées en Mai 40, et abattues, abritaient autrefois une douzaine de puissants Ardennais belges. Ces magnifiques chevaux assuraient les livraisons dans tout l’arrondissement.

En 1939, il restait un seul cheval épargné par considération pour Louis HENNIQUE, Palefrenier en attente de fin de carrière.

 

D’après l’Ouvrage intitulé

MEMOIRES de FAMILLE,  de Pierre BOCQUET